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Airpur 85

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Association pour l’Information sur les Risques de Pollution Urbaine et Rurale : AIRPUR 85.

 

Début mars 2013, l'association AIRPUR 85 devient adhérente à l'ADEV, une alliance qui permettra à chacun de partager ses domaines de compétences.

 

AIRPUR veut informer les Vendéens en temps réel sur la qualité de l’air qu’ils respirent.

Elle organise une veille sur les risques de pollution ou de danger respiratoire, recueille les informations et les diffuse ou encore oriente ceux qui en ont besoin vers des sources fiables. Elle a pour objectif de devenir une conseillère efficace auprès des décideurs et du public.

En pratique, aujourd’hui, elle assure ces fonctions vis-à-vis d’un risque majeur : les allergies aux pollens.

  • Elle dispose d’un capteur de pollens qui est opérationnel du 1er mars à la fin octobre. Il est installé à La Roche sur Yon. Le filtre qui piège les pollens est envoyé chaque semaine au laboratoire du Réseau National de Surveillance Aérobiologique qui effectue le comptage pour chacun des sept jours et communique le résultat le mardi.

  • Les résultats du comptage, par nature de pollens, sont accompagnés d’un bref commentaire pratique de prévention. Une pondération en fonction de la pollution générale fournie par le bulletin d’Air Pays de la Loire y est associée. Une liste de diffusion permet de la recevoir par courriel et ces résultats paraissent sous forme d’un bulletin hebdomadaire, en principe le jeudi dans INFOLOCALE de Ouest France, édition de La Roche sur Yon. Vous le trouverez ci-dessous également.

 

AIRPUR compte se développer vers : l’état des lieux de la qualité de l’air en Vendée, avec une mention particulière pour la pollution de l’air intérieur. Elle compte développer ses liens avec les Associations et organismes régionaux et nationaux afin de diffuser leurs informations : la pollution, notamment pour NO2 et SO2 est bien réelle ‘’à la campagne’’ en Vendée autant qu’à Paris ou presque et il est important de le faire connaître.

 

Pour prendre connaissance du dernier bulletin pollinique se reporter à l’onglet correspondant.

 

 

AIRPUR 85 se propose d’informer les Vendéens sur la qualité de l’air qu’ils respirent dans un but de prévention et de limitation des risques.

Pour cela elle rend les informations obtenues par les organismes scientifiques accessibles au public, détecte et évalue d’éventuelles anomalies nouvelles.

  • L’air que nous respirons est quasiment toujours altéré dans sa composition.

 

  • Il peut apparaître un excès de gaz à effet de serre : CO2 (dioxyde de carbone = gaz carbonique) et méthane (CH4). Le CO2 est le plus abondant, mais le méthane exerce un effet plus puissant vis-à-vis de l’effet de serre.

 

  • Les combustions de toutes sortes augmentent le taux de gaz carbonique dans l’air. Le brassage atmosphérique le rend peu perceptible où il est produit mais l’augmentation de température du globe qui s’en suit est une des grandes préoccupations de nos sociétés. Pour la première fois le cap symbolique des 400 parties par million (ppm) de CO2 atmosphérique a été atteint le 9 mai 2013. Une concentration record depuis plusieurs millions d'années. A ce rythme et selon les prévisions les plus pessimistes, le dernier rapport du GIEC table sur une concentration en CO2 d'environ 900 ppm en 2100. Elle se traduirait par une augmentation de la température terrestre de 4,8 °C pour la période 2081-2100 par rapport à la moyenne de 1986-2005, une élévation du niveau des mers de presque 1 mètre, une multiplication des événements climatiques extrêmes (tels que les sécheresses, pluies diluviennes et ouragans plus fréquents) ainsi qu'une insécurité alimentaire.

 

  • Le méthane, le « gaz des marais », produit par certaines décompositions organiques ou les cultures irriguées comme les rizières ainsi que par les intestins des animaux, est 25 fois plus nocif que le CO2 comme gaz à effet de serre (on dit qu’il a un pouvoir de réchauffement global :PRG de 25) et tout ce qui peut limiter sa production ou sa transformation rapide en CO2 par un procédé dit de méthanisation, protège notre avenir. Si ce procédé confirme son intérêt, il faudra le faire savoir et encourager les réalisations. 60% de la production de méthane est due à l’activité humaine, essentiellement agricole.

 

  • Le troisième gaz important à effet de serre, avec le CO2 et le méthane,  est le protoxyde d’azote N2O qui a un PRG de 300 fois celui du CO2. La cause première des émissions de N2O est un phénomène de nitrification / dénitrification dans les sols cultivés notamment du fait de l'utilisation d'engrais azotés minéraux et de la gestion des déjections animales. En 1999, la contribution de l’agriculture aux émissions de N2O s’établissait à 72% de sa production totale.

 

 

  • Parmi les oxydes d’azote, les principaux polluants atmosphériques sont NO, (monoxyde d’azote), et NO2, (dioxyde d’azote). Ils sont analysés par les réseaux de surveillance de la qualité de l’air. On les regroupe sous le terme de NOx. Si NO est un gaz inodore et incolore, le dioxyde d'azote NO2 brun-rouge a une odeur âcre et piquante caractéristique. C’est la transformation dans l’atmosphère, à faible altitude au-dessus des villes polluées de NO en NO2 qui donne au brouillard cette teinte brunâtre. Ils sont des précurseurs importants des pluies acides, de l’ozone troposphérique, du smog estival. Les NOx proviennent de la combustion des combustibles fossiles et de quelques procédés industriels (production d'acide nitrique, fabrication d'engrais, traitement de surfaces, etc.). Ils sont principalement formés dans les chambres de combustion. En matière de pollution intérieure, NO2 se rencontre auprès des gazinières, des chauffe-eau à gaz. Si les pots catalytiques en réduisent l’émission, les moteurs diesel qui n’en sont pas pourvus sont les grands pourvoyeurs de NOx en zone urbaine où ils donnent à l’air cette odeur caractéristique de pollution. La mer n’est pas épargnée : 15% des émissions de NOx sont dues au transport maritime (contre 55% pour le transport routier en France en 2010). Ils sont également produits lors de la combustion du bois par oxydation de l’azote qu’il contient sous forme d’amines et de protéines et les émissions d’oxydes d’azote sont plus importants pour des installations de combustion de la biomasse (y compris donc les chaudières à bois !) que pour des chaudières au fioul ou au gaz. Les NOx sont de puissants irritants des bronches et peuvent aussi bien majorer les réactions allergiques que léser progressivement et irréversiblement les bronches, ce qui conduit à l’insuffisance respiratoire par BPCO. Ils facilitent la pénétration des allergènes dans la muqueuse.

Le dioxyde d’azote a représenté jusqu’à 51% des gaz polluants lors des récents pics de pollution à Paris. La Vendée n’est pas épargnée. Le NO2 se forme sous l’action des rayons solaires par réaction entre le nitrate d’ammonium des engrais et les gaz de combustion des véhicules. Le brassage de l’air fait que le risque est présent aussi bien dans le Bassin Parisien qu’en Vendée.

 

  • Parmi les 210 variétés de dioxines et furanes, le TCDD paraît être la plus toxique. L’incinération à grande échelle des déchets municipaux et médicaux constitue la source la plus importante de dioxines et de furanes mais il est d’autres sources importantes dont la plupart se retrouvent en Vendée :

- la production de fer et d'acier

- le brûlage des déchets domestiques, surtout les matières plastiques

- la combustion du mazout, du diesel, des combustibles agricoles et de l'huile à chauffage

- le chauffage au bois, surtout le bois traité

- la production d'électricité

- la fumée du tabac.

Les dioxines sont d’abord produites dans l’air, peuvent se fixer sur de petites particules. La pollution se propage ainsi loin du foyer initial, puis ces composés se trouvent emmagasinés dans le tissu adipeux des animaux. Quatre-vingt-dix pour cent de l’exposition humaine se fait par les aliments : viande, produits laitiers, poisson. La Vendée est donc bien concernée par l’agro-alimentaire, le brûlage des déchets, … le tabagisme, et doit prendre garde aux échanges néfastes avec les départements voisins.

Parmi les effets nocifs des dioxines: des maladies de la peau comme la chloracné (intoxication délibérée pour V. IOUTCHENKO), des troubles hépatiques, des atteintes immunitaires, endocriniennes ou de la reproduction, des troubles du développement du système nerveux. Il a été mis en évidence un lien statistique (relation exposition/risque) entre le fait de résider sous le panache d’incinérateurs anciens et la survenue de plusieurs cancers (foie, lymphome non hodgkinien, sarcome des tissus mous, sein). Ce lien se traduit par des excès de risque significatifs, même s’ils sont faibles par rapport à beaucoup d’autres facteurs de risques des cancers.

 

  • Un gaz naturel, le radon, est radioactif. Il se forme dans les sols granitiques. Soluble dans l’eau il sort de terre par les fentes, quelles qu’elles soient, et peut s’accumuler dans des espaces clos. Les concentrations en sont très variables. Il est assez facilement repérable par ses produits de dégradation : les particules alpha. Il serait la troisième cause de cancer du poumon après le tabac et l’amiante. En Vendée, il peut être redouté près des anciennes mines d’uranium. Les procédés de construction étanches devraient parer à ce risque.

 

  • Le dioxyde de soufre SO2 provient de la combustion des sources d’énergies fossiles : charbon et fioul surtout. Ce sont les impuretés soufrées de ces combustibles qui sont oxydées par de multiples sources qui nous sont familières : véhicules, chauffages domestiques mais aussi centrales de production électriques ou de vapeur, chaufferies urbaines. En Pays de Loire, une raffinerie paraît encore en produire. La production est en baisse du fait de l’utilisation de combustibles moins soufrés et de l’apport de l’énergie nucléaire, mais reste encore importante et le pic récent de pollution à Paris témoignait d’un taux de 12% parmi les polluants. Le risque de pollution est fort en automne et en hiver, pendant la semaine, près des axes de circulation, sous le vent d’installations industrielles productrices, telles les fonderies. En fin de nuit, les gaz d’échappement stagnent à faible altitude.

Le SO2 conduit à la production d’acide sulfurique qui participe aux pluies acides. Il acidifie et appauvrit les sols, attaque la pierre des constructions, et surtout agresse la muqueuse bronchique, participant largement à l’apparition de la BPCO en coopération avec le tabac et les autres irritants atmosphériques. Les asthmatiques doivent le redouter car il augmente le risque lié aux pollens et d’une manière générale le risque de voir apparaître une crise. L’activité physique intense majore les risques et il est recommandé de limiter les efforts violents, de reporter les compétitions les jours de pollution annoncés par les organismes de surveillance (dont AIR Pays de Loire).

 

  • Le monoxyde de carbone est le résultat des combustions incomplètes. Chacun redoute les chauffe-eau mal entretenus, dont les émanations en milieux clos peuvent être mortelles, mais la cigarette en est productrice et vraisemblablement le cannabis. Il a une action directe, toxique sur l’hémoglobine à laquelle il se fixe en lieu et place de l’oxygène réalisant une véritable asphyxie intérieure mais il a aussi une action sur la constitution de l’athérome et donc sur les accidents vasculaires. Ceci milite pour agir vigoureusement sur la pollution intérieure.


 

  • Au-delà d’un seuil de perception olfactive de 0.1 ppm, l'ozone est l'un des polluants de l'air les plus dangereux pour la santé.

Il est produit directement en faibles quantités par certains matériels électriques, mais surtout par l'action du rayonnement solaire (UV) solaire sur des précurseurs dont le NO2. Lors des canicules, on trouve l’ozone en grandes quantités dans les basses couches de l’atmosphère, surtout autour des centres urbains. Il y est principalement produit par la réaction des hydrocarbures imbrûlés et des oxydes d’azote des gaz d’échappement des véhicules avec l’oxygène de l’air sous l’influence de la lumière solaire. De même, les feux de forêt en sont une source importante, à partir des hydrocarbures et des oxydes d’azote qu'ils libèrent. Généralement ce sont des polluants automobiles, industriels et issus des chaudières, des centrales électriques thermiques ou des incinérateurs qui sont à son origine. L'ozone touche tout particulièrement les zones industrialisées ayant un fort ensoleillement (en été comme en hiver) et donc la Vendée. Cette pollution a un impact très important en agriculture (attaque des cuticules foliaires) avec perte de productivité, et pour la santé humaine. En effet, l'ozone irrite et attaque les muqueuses oculaires et des bronches, tout particulièrement chez les populations les plus sensibles.. Une concentration de 9 ppm d'ozone dans l'air entraîne un œdème pulmonaire. Entre cette valeur et le seuil moyen de perception olfactive (0,1 ppm en moyenne), on retrouve sécheresse buccale, toux, hypersécrétion bronchique, dyspnée, douleur rétro-sternale et obstruction bronchique. Une simple concentration de 0,2 à 0,5 ppm d'ozone dans l'air peut déjà provoquer des troubles de la vision comme une diminution de la vision nocturne et une mauvaise adaptabilité à la lumière, une augmentation de la vision périphérique et une modification de la motricité oculaire. À cela s'ajoutent des troubles rénaux (néphrite aiguë) et neurologiques (vertiges, asthénies, altération du goût, trouble de la parole, mauvaise coordination du mouvement).

La pollution par l’ozone est indissociable de celle par le NOx, les nitrates, le CO2, les sulfates (particules), l’acide sulfurique, le SO2, les pluies acides…. Les pics de pollutions induisent une augmentation du nombre et de la gravité des crises d'asthme. Ces pics sont aussi associés à une surmortalité des personnes ayant des problèmes respiratoires dont la BPCO (2 000 000 personnes atteintes en France, 20 000 en Vendée.


 

  • Les particules qui ne devraient pas s’y trouver :

  • Celles qui sont assez grosses de taille supérieure à 10 microns sont arrêtées par notre filtre nasal

  • Par contre une taille autour de 5 microns les rend agressives sur la petite peau qui tapisse l’arbre respiratoire du nez aux bronches : la muqueuse. Elles sont agressives en elles-mêmes mais aussi par ce qu’elles véhiculent comme polluants. Elles provoquent soit les allergies, soit des irritations chroniques responsables d’une diminution du flux de l’air dans les bronches : la bronchite chronique aujourd’hui appelée bronchopneumopathie chronique obstructive car elle détruit aussi les alvéoles du poumon c'est-à-dire très fine membrane qui assure l’entrée de l’oxygène dans le sang et la sortie du gaz carbonique.

  • Une taille inférieure fait que ces particules sortent presque aussi facilement qu’elles entrent dans les alvéoles. Presque…car il en est quelques unes qui sont captées par les cellules qui peuplent les alvéoles. Elles intériorisent les polluants rendant compte des dégâts signalés par un récent rapport de l’OMS : obstructions des artères, cancers. Certaines particules restent sur place dans la paroi des alvéoles : particules inertes non organiques de silice entre autres qui sclérosent le poumon et provoquent des réactions d’immunité du receveur contre ses propres tissus. D’autres, les fibres d’amiante, à la manière des ‘’voyageurs’’ avancent dans le poumon et ne s’arrêtent qu’au niveau de son enveloppe provoquant des réactions inflammatoires, terrain propice à une cancérisation.

 

  • Les particules de taille inférieure à 2.5µ (PM 2.5) revêtent un intérêt particulier car elles n’ont pas besoin d’être captées, elles entrent directement dans le sang. Elles ont été classées comme certainement cancérigènes par l’OMS.

 

 

 


Date de création :21/03/2014 @ 13:58Dernière modification :13/11/2014 @ 17:02Imprimer l'article  

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